La place portuaire du Havre confirme son rôle de locomotive pour l'économie de l'estuaire. Les activités de manutention, de transit et d'entreposage affichent une dynamique soutenue depuis le début de l'année, entraînant dans leur sillage tout un tissu de prestataires locaux : transporteurs, commissionnaires, sociétés de maintenance et acteurs du numérique appliqué à la chaîne logistique.
Des entrepôts qui se remplissent, des équipes qui s'étoffent
Sur la zone industrialo-portuaire, plusieurs opérateurs annoncent des extensions de capacité et des campagnes de recrutement, en particulier sur les métiers de caristes, d'exploitants transport et de déclarants en douane. Les organismes de formation locaux adaptent leurs cursus pour répondre à cette demande, avec des sessions courtes orientées vers l'employabilité immédiate.
« La demande est réelle et durable. Notre principal défi n'est plus de trouver des clients, mais de trouver et de fidéliser les bonnes compétences », résume un dirigeant du secteur.
Un effet d'entraînement sur tout l'estuaire
Au-delà des quais, c'est l'ensemble de l'axe Seine qui bénéficie de cette activité : les plateformes multimodales situées en amont captent une partie des flux, et les collectivités misent sur le foncier logistique pour attirer de nouvelles implantations.
Les observateurs économiques locaux restent toutefois attentifs à l'évolution du commerce mondial, dont dépendent directement les volumes traités sur les terminaux havrais. La diversification des trafics demeure, pour la place portuaire, un chantier de fond.
