Le marché des bureaux de la métropole rouennaise poursuit sa mutation. Si les volumes de transactions restent mesurés, la nature de la demande évolue nettement : les entreprises recherchent des surfaces plus qualitatives, quitte à réduire leur emprise au sol.
Moins de mètres carrés, mais mieux pensés
La généralisation du travail hybride a rebattu les cartes. Les directions immobilières arbitrent en faveur d'espaces flexibles, bien desservis par les transports en commun et conformes aux nouvelles exigences environnementales. Les immeubles récents ou restructurés concentrent l'essentiel des signatures, tandis que les actifs vieillissants peinent à trouver preneur sans travaux.
« Les entreprises ne cherchent plus des mètres carrés, elles cherchent un outil au service de leur marque employeur », analyse un dirigeant du secteur.
La rénovation, principal gisement d'activité
Pour les professionnels de l'immobilier tertiaire, la transformation du parc existant représente le principal chantier des années à venir. Les obligations réglementaires de réduction des consommations énergétiques poussent les propriétaires à engager des programmes de rénovation ambitieux.
Un mouvement qui devrait alimenter durablement l'activité des acteurs locaux du bâtiment et de l'ingénierie.
